Numéricable rappelée à l’ordre par le JDP

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Le Jury de Déontologie de la Publicité a reçu des plaintes contre une campagne publicitaire presse dans laquelle Numéricable vante les mérites de la rapidité de sa box fibre.

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Le Haut Conseil à l’Egalité  et des particuliers ont saisi le JDP car ils estiment que cette publicité est sexiste. Les slogans sont: « Téléchargez aussi vite que votre femme change d’avis » « Téléchargez aussi vite que votre mari oublie ses promesses ». En effet selon les règles de déontologie de la profession les stéréotypes véhiculés ne doivent pas être de nature à dévaloriser un groupe social.

Selon le Haut Conseil à l’égalité, les stéréotypes sexistes ont une valeur prescriptive et normative que les pouvoirs publics ont, depuis de nombreuses années, entrepris de combattre. Ainsi, la loi Léotard dispose que les publicités télévisées doivent être exemptes de toute discrimination à raison du sexe. Les instances européennes ont voté plusieurs résolutions, dans le même objectif, le Conseil de l’Europe, le 5 octobre 1995, concernant le traitement de l’image des femmes et des hommes dans la publicité et les médias et le Parlement européen, le 6 octobre 1997, sur la discrimination de la femme dans la publicité, ainsi que le 3 septembre 2008 sur l’impact du marketing et de la publicité sur l’égalité des genres.

L’agence de communication Fred&Farid, se défend en rappelant qu’il s’agit d’une publicité destinée à vendre la vitesse du débit et que « Numéricable a souvent privilégié un ton humoristique et simple pour ses campagnes sur la fibre. Le message critiqué doit donc se lire sous le prisme de l’humour et du ton décalé. » Comme elle le rappelle le message s’adresse à tous types de consommateurs à travers plusieurs accroches humoristiques.

Elle ajoute que les clients ne se sont pas mépris sur les messages diffusés. A noter également que les diffuseurs (JC Decaux et Le Point) sont concernés par la plainte et s’y défendent. JC Decaux n’a pas affiché le visuel et Le Point précise que la date de publication mentionnée de la pub dans la plainte est fausse et donc est irrecevable.

La Recommandation « Image de la personne humaine » de l’ARPP dispose, notamment, dans l’article 2 relatif aux « Stéréotypes sexuels, sociaux et raciaux » que :

  • « La publicité ne doit pas réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à la fonction d’objet ».
  • « La publicité ne doit pas cautionner l’idée de l’infériorité d’une personne en raison de son appartenance à un groupe social, notamment en réduisant son rôle et ses responsabilités dans la société. L’expression de stéréotypes, évoquant les caractères censés être représentatifs d’un groupe social, ethnique, etc., doit tout particulièrement respecter les principes développés dans la présente Recommandation.  »

Le Jury rappelle que l’utilisation de stéréotypes n’est pas interdite par cette Recommandation qui invite néanmoins à ce qu’une telle expression respecte ses prescriptions et notamment qu’elle ne soit pas dévalorisante pour le groupe social désigné par le stéréotype. Après avoir étudier le dossier et écouter l’agence Fred&Farid, le JDP a demandé que cette campagne ne soit pas renouvelée.

Le JDP a pour mission de statuer sur les plaintes du public à l’encontre des publicités diffusées. Plus d’infos ici

La décision entière du JDP à lire ici

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